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L'Alliance des groupes agricoles conservateurs et progressistes vise le changement climatique

Mardi matin, une nouvelle coalition de groupes agricoles, alimentaires et environnementaux a annoncé sa formation et publié ses recommandations pour lutter contre le changement climatique.

Le groupe, appelé le Alliance climatique pour l'alimentation et l'agriculture, ou FACA, comprend des groupes historiquement progressistes et historiquement conservateurs. Contrairement à l'extrême partisanerie de l'administration Trump, cette alliance donne des indices sur ce à quoi pourraient ressembler les politiques de changement climatique d'une administration Biden modérée en matière d'agriculture.

La FACA est présidée par quatre groupes: l'American Farm Bureau Federation (conservateur, favorable aux grandes entreprises), le National Farmers Union (progressiste, pro-réglementation), le Conseil national des coopératives d'agriculteurs (axé sur les entreprises, modéré-conservateur) et le Environmental Defence Fund (libéral-modéré, avec des liens commerciaux importants). Parmi les autres groupes de l'alliance, il y en a d'autres qui, d'ordinaire, ne travailleraient pas ensemble, comme la Nature Conservancy, l'Alliance nationale des propriétaires forestiers et la Food Industry Association.

Le groupe comprend également l'Association nationale des départements d'État de l'agriculture, qui représente les départements de l'agriculture des États dans les 50 États et quatre territoires américains; cette dernière association, combinée à ce qui est effectivement une collection bipartisane, indique que ces recommandations peuvent augurer où une administration Biden pourrait aller en matière de changement climatique.

La FACA a publié mardi un guide de ses recommandations complètes. Toutes ces recommandations reposent sur trois grands principes: l'action doit être volontaire et fondée sur des incitations, l'action doit être «fondée sur la science» et la résilience doit être renforcée pour l'ensemble de la chaîne de valeur.

C’est le premier d’entre eux qui a le sens le plus réel. Plus tôt cette année, le Loi sur la résilience agricole, présenté par la représentante Chellie Pingree du Maine, a proposé d'utiliser le financement du gouvernement sous la forme de subventions et de rabais pour amener les agriculteurs et les éleveurs à un système plus durable. Un autre projet de loi dans le même esprit est venu du sénateur Cory Booker Loi sur la gérance du climat.

Ces recommandations, de la FACA, reprennent certaines de ces idées et s'en tiennent à un ensemble d'objectifs volontaires et non requis, qui ont été beaucoup plus acceptables pour les républicains et les démocrates centristes. L'idée ici est qu'au lieu de mettre en place des réglementations fermes, les agriculteurs et les éleveurs ne seront pas obligés d'adopter des objectifs respectueux du climat, mais plutôt récompensés s'ils choisissent de le faire. Le problème est que, selon études réalisées par le Fonds de défense de l'environnement, membre de la FACA elle-même, les mesures de conservation fournissent déjà une valeur accrue à elles seules, sous la forme d'une augmentation des rendements, de la réduction des coûts et de la résilience aux événements climatiques. En d'autres termes, il existe déjà une incitation économique à prendre des mesures climatiques, alors pourquoi des récompenses en espèces supplémentaires du gouvernement inciteraient-elles vraiment les agriculteurs et les éleveurs à apporter ces changements?

Une information intéressante est que les recommandations incluent une étude dirigée par l'USDA «sur l'interaction entre l'assurance-récolte et les pratiques de santé des sols». Avec un USDA progressif, cela pourrait entraîner une assurance-récolte – une exigence pour la plupart des agriculteurs – dépendant des mesures respectueuses du climat prises. Les recommandations de la FACA sont ici provisoires, notant que l'USDA «doit consulter les producteurs et les représentants de l'industrie» avant de mettre en œuvre quoi que ce soit, mais rattacher la disponibilité de l'assurance-récolte à l'action climatique est une idée prometteuse.

Ces propositions ne sont pas particulièrement progressistes dans l'ensemble, mais elles incluent des idées qui bénéficient déjà d'un soutien au sein de la prochaine administration Biden. Notes Agri-Pulse que la proposition d'une banque de carbone qui pourrait échanger des crédits de carbone est en fait venue de Robert Bonnie, un ancien sous-secrétaire de l'USDA sous le président Barack Obama et maintenant le chef de l'équipe de transition USDA du président élu Joe Biden. Ces idées pourraient donc avoir du succès dans les années à venir et pourraient être un aperçu de ce qui va arriver.

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