ATLA SCIC
ATLA, 1ère SCIC culturelle en France :
l'innovation sociale en acte
Pour que nos valeurs trouvent l'enveloppe juridique appropriée,
ATLA a fait le choix d'un statut exigeant.
En octobre 2002, la SARL ATLA se transforme en SCIC (Société Coopérative d'Intérêt Collectif) après avoir obtenu son agrément en préfecture sur la base de l'utilité sociale manifeste de son projet.
La SCIC, c'est gagnant-gagnant (on ose encore le dire !) car tous ses acteurs sont au pouvoir (un homme une voix) : clients, fournisseurs, salariés et même le citoyen lambda via les collectivités locales qui peuvent accéder au sociétariat car il s'agit d'un outil de développement territorial - pour nous, c'est Pigalle, lieu phare des musiques actuelles !
Les SCIC sont des outils de développement durable (là aussi on ose encore le dire !) des rapports d'échange équilibrés : il s'agit de faire oeuvre utile en agissant par la mise en synergie des intérêts de chaque type de sociétaires sur un territoire précis, qu'il soit géographique ou sectoriel.
La SCIC cumule les avantages de l'entreprise et de l'association et s'affranchit de leurs inconvénients respectifs notamment dans le domaine de l'autonomie des acteurs et de la reconnaissance de leurs actions. Elle présente une alternative novatrice, précieuse et moderne : marchande et non-lucrative.
Si toutes les SCIC n'ont pas le même contenu, elles ont toutes une dynamique similaire, alors
conscientes ou non, les SCIC et leurs acteurs relèvent du sociodesign. En effet, la SCIC est un outil « bio-technologique », qui organise structurellement la synergie dans les rapports de force des acteurs intervenant dans la réalisation de son objet. Cet objet est une oeuvre commune productive de biens ou de services, utiles aux autres, et, mis à disposition du
public, dans le cadre d'un échange fondé sur des valeurs qui tordent le cou aux logiques de possession et de spéculation.
Nous avons adopté le statut de SCIC au moment de notre déménagement dans un espace beaucoup mieux adapté à notre projet. La SCIC était pour nous une évidence, nous l'avons endossée comme le justaucorps qui allait bien à notre chorégraphie, la tenue idéale dès que l'on est dans une approche un peu militante, disons au moins impliquée pour modifier,
modeler par son action les formes et les contenus des rapports sociaux, autrement dit,
agir sur :
> les termes de l'échange... plus équitable,
> l'association des clients au produit : le sur-mesure en grande série,
> la collectivité comme acteur impliqué dans la production de ce sens,
> la mise en oeuvre concertée d'un projet,
> la place et le rôle de chacun définis et connus par tous,
> le partenariat avec l'environnement en tant que coopérant à part entière
Le soutien au développement professionnel des artistes - enseignants comme enseignés - devenait réaliste grâce à la capacité du lieu à se situer comme un véritable laboratoire de création de valeur. Ici, l'interaction individuel/collectif est un « pari mutuel » dont nous évaluons tous les jours la concrétisation, surtout aux moments de transformer les obstacles en
points d'appui.
Le lien social qui s'établit entre les différents acteurs au sein d'ATLA se retrouve dans le fondement même de la structure SCIC : le multi-sociétariat.
Le management, l'organisation, la stratégie, le développement sont confiés à une équipe qui sait mettre l'intelligence sensible aux manettes pour développer une entreprise à but social.
La SCIC nous permet d'exercer notre métier de professionnalisation d'artistes dans l'éthique et l'esthétique qui nous conviennent... en toute transparence.